Le travail supplémentaire

À l’UQAM, la question du travail supplémentaire ainsi que de sa rémunération est un sujet bien délicat. En effet, si on en juge par le nombre de griefs déposés, dans plusieurs services et unités académiques, on agit comme si ce concept n’existait pas ou encore qu’il n’y avait pas de règles précises pour gérer le travail supplémentaire. Pourtant, des règles il y en a, le problème c’est qu’il arrive assez régulièrement à l’employeur de l’oublier.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement? Dans certains cas, nous avons pu constater que le travail supplémentaire n’est pas offert aux personnes salariées du secteur de travail qui exécutent habituellement le travail. D’autres griefs ont été déposés parce que le travail supplémentaire n’a pas été distribué de façon équitable et finalement il y a eu du travail supplémentaire non rémunéré.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, nous aimerions vous rappeler quelques points de notre convention collective :

  • Lorsque vous faites des heures supplémentaires, n’oubliez pas d’avoir l’assentiment de votre gestionnaire, car tout travail effectué en dehors de notre journée régulière de travail doit avoir « été approuvé préalablement par la personne supérieure immédiate qui requiert le travail, ou fait à sa connaissance et sans objection de sa part » (article 26.01a) ;
  • La répartition du travail supplémentaire doit se faire de la façon la plus équitable possible (article 26.01 b);
  • Rappelez-vous également que sauf en cas de force majeure « le travail supplémentaire est facultatif. » (article 26.01b). Et même dans le cas d’une « force majeure », vous pouvez refuser pour des raisons familiales ;
  • Enfin, « le travail supplémentaire est converti en temps. Il pourra exceptionnellement être rémunéré en argent après entente » (article 26.04). Pour connaître les modalités de rémunération, vous pouvez vous référer à l’article 26.03 de la convention collective.

Ces articles de la convention vous semblent difficiles à faire respecter? Ou vous avez l’impression que votre gestionnaire vous place dans une situation impossible, en tentant par exemple de vous culpabiliser, en instaurant une « comptabilité maison » des heures effectuées ou en faisant semblant que le surcroît de travail n’existe pas vraiment? N’hésitez pas à nous contacter et à nous faire part de vos difficultés.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*